Je t’en veux.

Il y a un certain temps que je réfléchis à mon comportement, mes réactions face à la déception. Et j’ai remarqué que j’étais, les trois quarts du temps, incapable de mettre des mots sur ce qui me fait du mal, sur ce qui me déplaît dans le comportement de l’autre.

Je ne sais pas si c’est due à mon obsessionnel besoin de calme, mon amour du consensus ou tout simplement de ma timidité, mais je ne peux jamais lâcher les bons mots, ceux qui me libéreraient d’un poids désagréable, entre le cœur et le poumon.

Et pourtant, je sais combien il est soudain agréable de dire les choses, de se libérer, de savoir parler des choses qui nous font mal.

C’est pourquoi aujourd’hui je viens vers vous avec un article simple, différent, qui a pour seul but d’écrire ces phrases que je ne sais pas prononcer. Je les découvre ici, et je vous les offre au passage, car je me doute que je ne suis pas la seule à avoir du mal à dire, à parler des choses qui fâchent. Aujourd’hui, je vous offre mes cris silencieux pour dire les choses, et enfin se sentir un peu plus légère.


Je t’en veux de m’avoir regardé comme ça, comme si je te dégoûtais.

Je t’en veux d’avoir pu penser ça de moi, alors même que tu me connais depuis si longtemps.

Je t’en veux de ne pas me faire confiance.

Je t’en veux de ne pas me répondre plus souvent.

Je t’en veux pour ton incapacité d’exprimer tes sentiments devant moi.

Je t’en veux de m’avoir laissé seule.

Je t’en veux de ne m’avoir rien dit.

Je t’en veux de ne pas être resté plus longtemps.

Je t’en veux d’avoir disparu si longtemps sans donner de nouvelles.

Je t’en veux de m’avoir pris mes cours et de ne pas me les avoir rendu à temps.

Je t’en veux d’être revenu dans ma vie.

Je t’en veux pour ton indécision perpétuelle.

Je t’en veux de ne pas avoir tenu tes promesses.

Je t’en veux pour ton indifférence qui me blesse.

Je t’en veux de m’avoir parlé de cette façon.

Je t’en veux quand tu prends tes grands airs et que tu me parles comme si j’étais idiote.

Je t’en veux d’être rentré tard cette nuit.

Je t’en veux pour tes messages nuls.

Je t’en veux de ne pas avoir été honnête avec moi.


Ce sont des petites phrases simples, qui peuvent, à mon avis, éveiller chez chacun(e) des sensations désagréables, des souvenirs qui brûlent. Même si on a pas été capable de les prononcer au bon moment, les dire, les écrire, les lire, ça soulage déjà. Et je vous les prête, si vous en avez besoin et que vous vous sentez capable de vous en servir au bon moment, foncez. Laissez les tomber, seules, dans une conversation tendue ; brisez les avec fracas contre un mur ; bafouillez les dans le creux d’une épaule ; hurlez les sur le seuil d’une porte, elles sont à vous. Ce n’est pas une recette beauté, c’est un petit rien dans l’immensité du bien-être intérieur. Mais n’oublions pas que se sentir bien, c’est déjà être belle…

Moi, je vous dis à bientôt, et je vous souhaite bonne chance, car la vie n’est pas toujours facile, même en vacances…
A très vite, je vous embrasse.
Camille ♡

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Une réflexion sur “Je t’en veux.

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