A la découverte du voyage

Orpierre portrait nature

Petite je détestais prendre la voiture. C’était physique, impossible d’envisager un trajet de plus d’une demie heure de façon sereine. Nous partions, avec mes parents, très souvent aux même endroits. Ce qui ne facilitait pas non plus les départs, puisque j’avais tout le loisir de me remémorer les anciens trajets, que je finissais par connaitre par cœur…

Autant dire que mon rapport au voyage n’était pas très bien engagé…
Je l’ai dis, j’ai été transbahutée dans des lieux très précis, et plutôt répétitifs, mais il ne faut pas prendre cette dernière caractéristique comme un reproche, au contraire ! J’ai découvert récemment que ces lieux « d’ancrage » sont depuis devenus emblématiques, et m’en séparer s’avère très difficile. Mais il est vrai que mes parents ne m’ont pas particulièrement donné envie de « partir à l’aventure »…

Et pourtant, aujourd’hui, à presque 20 ans 19 ans je me rend compte que le voyage m’appelle, qu’il me chuchote à l’oreille de jolies choses, des envies, un souffle de liberté qui ne me ressemble absolument pas. Avec mon tempérament calme, organisateur (trop) et un peu anxieux pour rien, je ne m’imaginais pas avoir un jour envie de dire « Ce weekend je m’en vais ! »
Et pourtant !

Apparition des symptômes

Vous allez me dire : comment est ce que ça a pu te « tomber » dessus d’un coup ? Et je vous répondrez un seul mot (ou plutôt deux, vu qu’il y a un déterminant…) : « La Prépa ».
Et oui, j’ai commencé ce blog pour vous faire partager les aléas de la vie en prépa, et je me suis dis qu’il fallait que je vous parle de cet effet notoire : la prépa vous fait changer énormément. Ce que vous pensiez logique et « dans votre nature » glisse et parfois on ne se reconnait plus. Ça a été mon cas au sujet du voyage, du besoin de liberté. Il y a un an, j’ai soudain eu besoin de m’exiler, de partir à chaque occasion, pour prendre de la distance, pour briser la routine immobilisante de la prépa. Car il est important de le dire, la classe prépa vous apporte beaucoup, mais elle vous contraint tout autant. Et soudain, on explose et on a besoin de s’échapper…

bannière voyage 1 collage ciels montagnes

L’immobilisme a été combiné à mon tout nouveau statut d’étudiante, de « grande ». J’ai eu mon permis, j’ai commencé à beaucoup plus prendre le train, et surtout, mes amis se sont éloignés spatialement : les études nous font parfois partir dans des villes différentes, et on rêve de se retrouver… Du coup, soudainement, en octobre dernier, j’ai pris la tangente et je ne l’ai plus laissée se sauver.

Constat en un an :

Résultat, en un an, j’ai mit les pieds dans plus de villes qu’en presque toute une vie. Et je ne compte pas m’arrêter là !

Petits souvenirs d’une année passée :

Voyage collage 1
Il y a eu Vallouise & Pelvoux en automne ; Montbéliard entre copains ; Avignon & Nîmes le temps d’un weekend ; l’Alsace de nouveau entre copains ; Beaune la grise ; Paris ; Strasbourg et le fabuleux concert de FAUVE ; Orpierre ; Thionville en famille réduite et Vallouise & Pelvoux de nouveau, pour deux mois d’été.

Pourquoi je voyage ?

Je pense que le voyage est une volonté très personnelle, chacun a ses bonnes raisons, ses petites habitudes, ses envies…
Et je voulais partager avec vous ma vision du voyage, mes découvertes toutes neuves. J’adore en effet prendre la voiture, me dire « Aller, c’est partit ! ». M’installer dans le train, grogner contre la clim, et ensuite me laisser bercer par le paysage qui défile. J’adore le mouvement, la vitesse qu’on prend dans le train, tout en étant immobile. J’ai sans cesse cette impression que le temps se suspend, et que j’entre dans une nouvelle planète.

bannière voyage

Aussi, lorsque je voyage, je chausse mes yeux d’enfant (et Dieu sait comme je les aime et comme j’ai du mal à les quitter…) et je me permet l’émerveillement, la découverte, le luxe des surprises. On prend le temps d’observer, de profiter des paysages, de s’arrêter pour prendre une photo. On sort de notre quotidien, on flâne plus qu’on ne vit, et moi, ça me fait un bien fou. Je me sens tellement plus libre que lorsque je suis dans ma routine, branchée sur mes cours, mes interrogations, mon rangement, mes colères. Il me fallait absolument trouver quelque chose qui me sorte de cette vitesse de la vie. Et j’ai trouvé…

Alors du coup, j’ai des projets…

Comme une liste au Père-Noël, j’ai des lieux qui s’entassent dans ma tête, que je voudrais visiter, voir, connaitre… Je vous en donne quelques uns… :

Rome (projet de voyage scolaire en cours… affaire à suivre !)
Paris (projet en cours pour la Toussaint… ça vient !)
Bourges
Strasbourg
La Bretagne et les îles de la côte atlantique
La Normandie
L’Irlande
L’Angleterre
La Nièvre (projet en réalisation, je prend la voiture ce soir…!)

Voyager, c'est se permettre de profiter trois fois de la même chose : projeter, réaliser & enfin s'en souvenir...
Voyager, c’est se permettre de profiter trois fois de la même chose : projeter, réaliser & enfin s’en souvenir…

Et vous, votre vision du voyage ? Votre façon de le ressentir ou de l’aimer ? Est ce que vous vous êtes déjà retrouvez face à une révélation de ce type à une période de votre vie ? Dites moi tout !
Je vous embrasse et vous dis à très vite,
Camille ♡

P.S. : Aujourd’hui, je laisse le mot de la fin à Céline (bien qu’il ait été un personnage peu fréquentable, ces mots de Voyage au bout de la nuit traduisent bien ma vision du voyage…)

« C’est bon les villes inconnues ! C’est le moment et l’endroit où on peut supposer que les gens qu’on rencontre sont tous gentils. C’est le moment du rêve. »

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