C’est le temps des souvenirs

Soleil couchant dans les bois

Quand on arrivait, il y avait un long chemin bordé d’arbres. Tellement petit qu’on avait l’impression de rentrer dans le ventre de la forêt et d’être avalé.
Maintenant, les arbres sont coupés sur la droite du chemin.

Soleil couchant dans les bois

Pour nous accueillir, il y avait Ida, l’ânesse, et la moutonne, sa copine. Et aussi le bouldogue de la maison des voisins, qui faisait peur, parce qu’il grognait et sautait sur le grillage.
Maintenant il y a le silence et l’ânon anonyme qui a du mal à marcher.

Fleurs au soleil couchant

Après, c’était parti pour mille activités : piscine gonflable, jeux dans le jardin, cabanes dans la butte, déguisements, inventions de pièces de théâtre loufoques, jeux dans la vieille caravane, glaces…
Maintenant, il n’y plus que de l’herbe haute, des toiles d’araignées dans la caravane et le congel est vide.

fleurs en sous-bois

On entendait des rires, des petites réprimandes parfois, toujours des histoires à dormir debout, et le vendredi soir la télé avec Fort Boyard.
Cette fois ci, il n’y avait que ma voix et celle de mon papa, des murmures, des sourires perdus dans les souvenirs et quelques larmes.


Perdre un être cher est une épreuve pour chacun. Il faut prendre le temps de trier les souvenirs, de les goûter tout doucement, sans trop s’y brûler, pour apréhender la taille de la peine, toujours immense.
Il faut prendre son temps, il faut faire à son rythme, même lorsque autour de soi certains vont beaucoup trop vite. Ne rien lâcher de ce qui nous est cher, ne pas laisser qui que ce soit piétiner ce qui compte pour nous, même sous prétexte que ce sont des bagatelles. Le détail n’a pas sa place dans le deuil.

Cet article est un peu sombre, mais je voulais partager avec vous ces quelques jolies photos prisent il y a quelques semaines en Bourgogne, dans la Nièvre.
Et je voulais aussi dire les choses, pas seulement pour moi, mais aussi pour vous, si vous avez – ou pas – connu le deuil. La tristesse est unique, elle ne se partage pas, et vous êtes toujours, catégoriquement, en droit de la ressentir. Il ne faut jamais laisser qui que ce soit lui faire face. C’est la votre, votre petit animal qui gratte au creux de la gorge, et personne d’autre que vous ne peux la quantifier.
Certes c’est un petit animal dérangeant, certes envahissant, mais il nous appartient et il nous rappelle aussi que nous avons connu des moments beaux, uniques.

Il est impératif de continuer.
Je vous embrasse tous très fort,
A très vite,
Camille ♡

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4 réflexions sur “C’est le temps des souvenirs

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